vendredi 17 avril 2009


Il y a encore quelques années, je m'extasiais sur le fait que les jeunes écoliers avaient accès à des mines d'informations sur Internet pour faire leurs travaux scolaires. Quand j'étais à l'école (même au cégep et à l'université) on trouvait encore majoritairement nos informations dans les livres. Parfois, dans des documentaires. Et elle était parfois difficile à trouver.
Mais je me suis interrogée à savoir comment cela changerait la manière dont les étudiants perçoivent l'information. La réponse à commencer à pointer.
Le devoir du 11 avril avait un article intitulé "Copiez, collez" sur le sujet. Des enseignants et des spécialistes ont établi que dans les cégep, 50% des étudiants ont plagié une fois au moins. Plagié dans le sens de recopier une information (presque intégralement) et l'utiliser sans mentionner de source, comme si le texte était sorti de notre esprit.
Ce qui est plus aberrant encore, c'est que souvent, il s'agit d'un plagiat dit "naïf". les jeunes ayant vécu depuis toujours ou presque avec la présence d'internet, ils s'imaginent que ce qui est sur le web est de droit public et qu'on peut le copier allègrement. La notion de propriété intellectuelle leur est pratiquement inconnue. Certaines institutions ont commencé des campagnes de sensibilisation, d'autres ont décidé d'éliminer presque entièrement les devoirs à la maison pour se concentrer sur les examens en classe. Ce travail de sensibilisation n'aurait-il pas dû commencer au secondaire? Il me semble aberrant que des cégépiens ne connaissent rien de la méthodologie et des règles de citations.
Enfin, une étude récente vient de démontrer (ce qui n'est pas une grande surprise) que non seulement Facebook est une source de distractions pour les étudiants universitaires, mais qu'en plus, ceux qui surfaient sur ce site avaient des notes moins élevées que les autres étudiants. D'ailleurs, la plupart d'entre eux n'en était même pas conscient.
L'abondance d'information (utile comme inutile) semble bel et bien en train de transformer le rapport des étudiants aux études. Reste à voir vers quoi ça évoluera.